Scottish Terrier Club de France

le Scottish terrier

Il n’y a aucun doute le Scottish terrier est un chien dont l’origine est très ancienne puisqu’il existe dans diverses parties de l’Ecosse depuis des siècles.
Son origine n’est pas connue avec certitude, mais aussi loin que l’on puisse remonter le temps, des terriers aux pattes courtes et au poil dur ont toujours hanté les paysages écossais.
Les terriers étaient utilisés principalement pour chasser les renards qui abondaient, il fallait donc que ces chiens soient intrépides, actifs et rustiques. Les écossais recherchaient surtout ces spécimens qui possédaient toutes ces qualités car s’ils ne pouvaient résister à la vie dure qui était la leur, ils n’avaient peu de chance de survivre ou de laisser des descendants.
Ce qui était vraiment recherché c’était un petit terrier actif, fortement charpenté, bas sur pattes, avec un poil double dur de façon à ce que cette fourrure touffue le protège contre ses ennemis et contre les mauvaises conditions météorologiques. Peu d’écrits nous sont parvenus des temps reculés mais tous confirment qu’il existait une race bien établie dans différentes parties de l’Ecosse, la plus ancienne description d’un terrier appartenant vraiment à l’Ecosse est faite par John Lesley, Evèque de Ross qui dans, son histoire de l’Ecosse, le décrit comme étant un chien de petite taille, qui se glissait et chassait de leurs terriers les renards, les blaireaux les martres et les chats sauvages comme l’on peu en trouver au Zoo de Beauval à Saint-Aignan. Le Dr Lafayette se repère à un tableau de Sir Reynolds, dans lequel figure une jeune fille caressant un chien, ce chien de part son expression, ses oreilles, son apparence et sa couleur ressemble aux premiers spécimens du Scottish terrier, bien que la tête soit plus petite et le poil plus mou.

Cependant il existe une lettre intéressante d’un certain While Dunlop destinée à Walter Scott et qui concerne un Scottish nommé Wallace:

Vixen A early Scottish Terrier (Landseer 1824)
« Glashow juillet 1809.
Monsieur.
Pour vous remercier de votre gracieuse invitation, j’ai entrepris de vous trouver un terrier écossais provenant des territoires de l’ouest
Je me suis trouvé confronté à une tache bien plus difficile que je ne l’avais imaginée, car la race que j’avais en vue est devenue très rare, et, je ne pense pas que j’aurais pu tenir mes engagements si je n’avais pas été aidé par mon amie Miss Dunlop de Dunlop, aussitôt qu’elle comprit à qui l’animal recherché était destiné, Dunlop, Stewart et toutes les paroisses environnantes furent écumées sans succès, et le « gentleman » qui vous est livré avec cette lettre n’aurait jamais « aboyé » si cette dame ne s’était donné tant de mal .
En vérité il est venu au monde pour exprimer toute sa gratitude au poète que vous êtes et qui a illuminé et ravi sa vie.
Tout ce que je peux dire de la race c’est qu’en plus de ses instincts de chasseur et des autres choses qu’un chien accomplit, ils sont renommés pour leur sagacité et pour leur compagnie.
Si vous avez l’intention de couper ses oreilles et sa queue, c’est le moment.
Je reste votre serviteur dévoué.
W Dunlop.

3 ans plus tard, Scott prouve l’affection qu’il porte à son chien dans une lettre qu’il envoya à sa fille et dans laquelle il écrivit "Caresses du petit Wallace ".

En 1882, Samuel Bewick dans son histoire « des quadrupèdes », décrit la race :
Le Terrier écossais a un odorat particulièrement développé, il est expert dans l’art de faire sortir de leurs terriers les renards et autres animaux sauvages. C’est un ennemi acharné de tous les nuisibles belettes, blaireaux, rats, il a un poil dur, des pattes courtes, un dos long, il est très puissant et généralement de couleur jaunâtre avec du blanc et du noir.
Le Field book de 1833 déclare : il y a 2 sortes de terriers : l’écossais à poil dur et l’anglais à poil ras.
L’écossais est très certainement le plus pur du point de vue de la race et l’anglais semble être le résultat d’un croisement à partir de l’écossais.
Le terrier écossais est généralement bas sur pattes, rarement plus de 12 à 14 pouces au garrot avec un corps très musclé,des pattes très fortes, ses oreilles sont petites et demi dressées, sa tête grosse par rapport au corps et son museau assez pointu.
Il est légèrement de couleur sable ou noir la couleur blanche ou le panachage sont des signes d’impureté, le poil est assez long entremêlé et dur sur tout le corps.
Il existe une gravure très intéressante datant de 1835, qui est intitulée « Terriers d’Ecosse au travail sur un tumulus de pierres dans les montagnes de l’ouest », on peut y voir 7 terriers, bas sur pattes au poil dur très semblables morphologiquement, 2 semblent être noirs ou très foncés, 2 sont plus ou moins foncés et 3 sont de couleur claire ou sable, ils sont petits et fortement charpentés avec des museaux puissants mais plutôt courts et de petites oreilles à demi dressées., les queues sont portées à demi levées et coupées en laissant environ 5 à 6 pouces .Ces terriers sont en pleines poursuites avec leurs proies et chassent parmi les rochers, ils sont accompagnés par 4 chasseurs.

Le » Penny Magazine » de juillet 1834 contient l’article suivant sur les Terriers Ecossais.
Son odorat est plus que performant et son habilité pour chasser de leurs terriers les renards et autre petit gibier le rend indispensable dans la meute.
Son instinct de chasseur vis-à-vis des rats, des souris, putois et autre en fait un grand ami de l’homme.
On dit que le chien Billy aurait tué une centaine de rats en 5 minutes, il en va de même pour le blaireau, qu’il attaque avec un rare courage et souvent avec succès bien qu’il lui arrive quelquefois de souffrir au combat. Contre le renard il se montre aussi un adversaire acharné, il poursuit aussi toutes sortes d’animaux sauvages dans leurs terriers avec plus d’ardeur qu’aucun autre chien. Les chasseurs recherchent plus la force et la vaillance que la taille.
En 1837 Thomas Bell dans son livre « histoire des quadrupèdes Britanniques », dit ce qui suit à propos de la race :

Ces terriers sont utilisés là ou leur petite taille, leur force, leur courage sont demandés ainsi que là où il faut montrer de l’enthousiasme et de la persévérance. La façon intelligente avec laquelle ils s’occupent des rats les plus gros et les plus hardis et la rapidité avec laquelle ils les tuent est incroyable (ce passage parle du fameux chien Billy).
Le mot CUR (’roquet) était communément utilisé pour décrire n’importe quel petit chien.
En 1840, le colonel Hamilton Smith dans le volume x du « Naturalists Library » écrit ce mot. « Cur » est une mutation du mot celte « cu » du grec « kuon » et du latin « canis » tous se rapportant d’une manière emphatique au nom le plus ancien et le plus général du chien en Europe.
Dans cet ouvrage il considère sans aucune ambiguïté possible que le terrier écossais est le plus vieux représentant de la race de « Cur-Dog » des Iles Britanniques, et quelques unes de ses remarques valent la peine d’être lues.
Le terrier des Iles britanniques, considéré comme totalement différent du « tourne-broche » aux pieds tors du continent a même été remarqué par les écrivains grecs.
C’est peut-être une espèce indigène, parce qu’ Oppian, sous le nom des Agasseus, décrit sans aucune contestation possible, le terrier Ecossais ou race à poil dur.
Redinger parle de ce chien ancien en lui donnant le nom de Saufinder (sow-searcher) (le chasseur de sanglier) et notre petit terrier moderne particulièrement le terrier écossais ou espèce à poil dur et donc la race que nous pouvons considérer comme étant la plus ancienne des races de chiens des îles britanniques, maintenant à la considérer comme étant indigène est une autre histoire.
Aucun chien ne porte la tête aussi fière et altière où se dégage une telle impression de force que cette race, la distinction gage de pureté de la race est aussi bien visible, bien que nous ayons, soit par volonté délibérée, soit par accident deux variétés très différentes, la seconde encore plus ancienne, la plus authentique généralement connue sous le non de terrier écossais au poil fil de fer au museau court aux membres plus développés à la couleur sable clair ou ocre.


Aucune des deux races n’a de pied tors ni un dos long en forme de tourne broche, tout ceci étant la preuve d’une forme de dégénérescence ou de mauvais croisements réalisés a partir de chiens de races plus grandes et mal assorties
Mrs Noney Flemming, éleveuse bien connue pour ses Cairn Terriers, raconte qu’il y avait en 1832, une lignée de Cairn terriers produite par Mac Donald de Waternish très connue pour son penchant qui consistait à chasser les loutres, mais encore plus connue à cause de la seule couleur voulue par le propriétaire, à savoir que tout ce qui n’était pas noir était exclu, ceci étant obtenu par la destruction de tout chien de couleur claire,
Pourquoi Waternish préférait-il la couleur foncée ?aucune idée, mais ses terriers étaient soigneusement sélectionnés, et à ce jour on peut avoir dans les portées des cairns Waternish…
Ma propre chienne » Loch Scolter out of the west » née en 1911, me sortait presque toujours un chiot noir, quand elle mettait bas, et cette particularité était sans conteste liée à l’influence Waternish qu’elle possédait.
J’avais eu aussi, à l’occasion un chiot noir issu de son fils Sgitheach Dearg, mais cette tendance sembla s’arrêter avec ce chien.

Tous ces terriers, ne pouvaient pas manquer d’influencer d’une certaine manière la race des Skye, mais il semblait qu’une fois que la destruction volontaire des couleurs les plus claires dans les portées s’arrêtait, la qualité disparaissait plus ou moins.
L es notes prouvent des évidences supplémentaires de la relation qui existe entre le Cairn et le Scottish, qui à l’origine n’était pas tellement des races différentes, mais plutôt des types différents à l’intérieur d’une même race.
Les divers terriers d’Ecosse ont des racines communes, mais avec le temps, les divergences individuelles furent accentuées par un élevage sélectif.
Il y a une histoire intéressante se rapportant aux différentes variétés de terriers qui abondaient dans les Highlands de l’ouest dans les années 1880.
A cette époque, un certain capitaine Mackie, un des premiers éleveurs, raconte une tournée qu’il avait fait auprès d’Ecossais, propriétaires de plusieurs chiens de race depuis plusieurs années. Il rendit visite à un certain Robinson of Lochlomondside qui élevait des chiens de cette race depuis 60 ans environ, ses chiens avaient à peu près la stature d’un Fox terrier, possédaient un pelage broussailleux de texture dure, avec des têtes semblablse à celles des renards, des oreilles à demi dressées, et des queues portées gaîment, ils étaient de couleur gris rouille et chacun avait une patte blanche ou plus, et ils pesaient entre 17 et 20 livres.
D’après Robinson, cette caractéristique remontait à 20 ou 30 ans en arrière et avait pour origine un terrier qu’il avait eu de Mac Corkindale of Hell’sglen, et, il disait qu’il préférait toujours les chiots aux pattes blanches, Robinson disait que ses premiers chiens étaient plus courts sur pattes, avaient une poitrine plus descendue, mais que la couleur était restée la même,il raconta aussi au capitaine Mackie, qu’en Argyllshire, les terriers étaient de couleur sable avec une oreille dressée l’autre tombante, alors que dans le Perthshire ils étaient avec des couleurs variés mais surtout gris roux ou poivre et sel.

Le capitaine Mackie rendit aussi visite à un vieux gardien du nom de Donald Malloch, qui avait 7 ou 8 terriers.
Ses chiens étaient bringés gris ou sable, pesaient entre 17 et 20 livres, avec des têtes très fortes, des mâchoires puissantes, des museaux pointus avec une forte denture, leurs oreilles étaient à demi dressées, ils avaient de petites pattes très développées et très ossues mais torses.
Le capitaine Mackie trouva leur pelage parfait, mais que leur queue avait tendance à s’incurver sur le dos et que leurs oreilles étaient trop importantes.
Il rendit visite ensuite à Mac Donald de BlackMount près d’Inveroran où l’on élevait des terriers depuis toujours. Il y vit un petit chien très trapu, bas sur pattes, au poil fil de fer, du nom de « Shadrach «, qui pesait environ19 livres, avec des oreilles dressées plutôt un peu grandes, mais ce chien était très compact avec un cou puissant, un poil couché d’une longueur de 1 pouce ¾ comme couleur un mélange de noir, blanc et roux.
Il y avait aussi un autre terrier « conan », de couleur fauve, les oreilles demi dressées, un grand museau pointu, des petits yeux bien à l’abri

sous les sourcils, d’aspect assez lourd, un poil très dur et dru autour de la gueule et de la tête, son poil sur le corps était dur, serré et de longueur moyenne. Il se rendit ensuite chez Donald Cameron, un chasseur qui lui avait de jolis petits chiens chics, aux gueules et aux têtes courtes, bas sur pattes, longs de corps à la queue bien portée et au pelage clair. Ils avaient souvent les oreilles comme les “Staghound” (chiens utilisés pour la chasse à cour).
Les 3 chiens avaient un air espiègle, enjoué et un peu voyou mais ils étaient sûr d’eux, et hormis les oreilles ils auraient fait honneur à un exposant quelques années plus tard.

EVOLUTION DU TYPE DU SCOTTISH TERRIER

D’après les données précédentes on est sûr qu’un petit terrier hirsute, bas sur pattes existait en Ecosse depuis bien des années et qu’il était reconnu comme une race bien distincte, indigène à ce pays .Mais il était considérablement différent du Scottish Terrier d’aujourd’hui, certaines des caractéristiques qui sont très prononcées de nos jours, étaient à l’origine bien moins marquées.
Les races, qui, par un élevage sélectif sont issues des terriers écossais à poil dur sont, le Scottish Terrier, le Skye Terrier, le Dandie Terrier, le Cairn Terrier et le West Highland Terrier.
Sous plusieurs aspects, le Scottish Terrier est le plus proche du Skye Terrier, que d’aucune race des Terriers écossais, de part sa charpente plus ossue, sa tête longue, son museau puissant, sa denture impressionnante et son aboiement grave.
Le Cairn et le Westie partagent certaines qualités, les 2 races sont plus vives mais leurs aboiements moins graves. Le type de tête du Cairn et du Westie est différent de celui du Skye et du Scottish, le crâne étant arrondi, le museau plus court et plus fin et les dents plus petites.

A une époque les terriers blancs qui naissaient régulièrement dans les portées n’étaient pas bien vus, mais on a pu constater qu’ils étaient souvent d’un très bon type, on les éleva à l’écart des terriers de couleur de façon qu’une race distincte se constitue, bien qu’il y ait connaissance de chiots blancs dans des portées de Scottish. de pure race, apportant les preuves plus flagrantes encore d’origines familiales communes.
Des vieilles lignées de terriers, une souche de grande pureté avec les caractéristiques d’origine d’un niveau très élevé fut celle que possédaient les Mac Donald de l’île de Skye, qui prétendaient, à la fin du 19eme siècle, avoir eu ses chiens depuis plus de 200 ans et ceux-ci sont bien entendu les ancêtres du Skye actuel.
Le Dandie dinmont terrier, est celui qui s’éloigne le plus des variétés d’origine, cette race s’est développée d’une façon très particulière, il ne partage plus les caractéristiques de base propres aux terriers d’origine, mais grâce à une sélection très soignée, il a donné un type très précis.
A l’origine, la plupart des terriers en Ecosse, semblaient avoir eu un corps ainsi qu’une tête de longueur moyenne, moyennement bas sur pattes, avec de petites oreilles, généralement demi dressées, possédant un pelage dur et broussailleux. Il semble cependant qu’il y ait eu 2 types à l’intérieur de la race, à savoir, un chien fortement charpenté et solidement bâti, et un autre plus léger, plus typé, bien qu’il y ait eu pendant la période de transition, des croisements entre ces différents types, alors que différentes races se développaient, races qui furent reconnues plus tard dans des catégories séparées. Il semble qu’il y ait une relation entre la conformation du chien et son caractère…
Un chien robuste avec de la substance et généralement plus calme et placide, alors qu’un chien plus léger, plus racé, plus en jambe semble très souvent être plus excitable, ne pouvant rester en place avec un aboiement plus aigu. Cette différence de comportement est visible à l’intérieur d’une race et s’accentue par rapport aux autres races de constitution et de type différent.
Un point intéressant est de constater, que des pieds blancs sont mentionnés en diverses occasions chez les terriers d’origine, on trouve du blanc de temps en temps au menton,à la poitrine,à la gorge, une petite rayure est acceptée.
Il semble qu’un très bon chiot dans une portée est souvent celui qui est masqué ainsi, d’où le dicton “recherche celui qui a du blanc”.
Certains traits furent accentués par une sélection soignée que différents supporters considéraient correcte, de sorte que progressivement des types différents devinrent de plus en plus prononcés à tel point que chaque race devint totalement distincte de ses cousines.
Il y eut des controverses considérables sur le nom correct à donner au terrier écossais à poil dur, il fut successivement connu sous le nom de Skye Terrier, avant que cette race fut définitivement reconnue, de Scotch Terrier, Otter Terrier, Sorty Terrier, Diehard et Aberdeen Terrier ce dernier persista pendant plusieurs années, mais finalement le nom de Scotch Terrier ou Scottish Terrier fut reconnu et c’est sous le nom de Scottish Terrier, qu’il est universellement connu.

Les caractéristiques du Scottish Terrier

Les caractéristiques, tant physiques que comportementales, du Scottish Terrier rendent cette race très remarquables et spécifiques, et la font se distinguer des autres races.
Le Scottish Terrier est un chien qui, malgré son aspect ramassé et robuste, débordant de vie, ne manque pas d’esprit. En dépit de son flegme Britannique, il est gai et joueur. Il est très pudique ses sentiments sont, certes, profonds, mais il n’aime pas trop les montrer. Il est de nature plutôt réservé, très attaché à son maître, et sa fidélité est sans faille.
A l’image de son physique, c’est un chien indépendant et digne, possédant une forte personnalité et un caractère affirmé.
On le dit parfois nonchalant ou flegmatique, il est vrai que l’exubérance n’est pas son fort, bien qu’il ait évolué du fait de l’utilisation du Scottish Américain réputé pour son dynamisme.

En fait, il est surtout sage, il a sa propre interprétation des événements et il est doté d’une très bonne mémoire. L’expression de ses petits yeux foncés, bien placés sous les arcades sourcilières, peut varier suivant son humeur, pétiller de gaité traduire sa curiosité, sa joie, mais aussi parfois sa tristesse.
Ses aboiements bien que rares n’en sont pas moins expressifs, ils lui permettent, selon le timbre de sa voix, d’exprimer une envie, une pensée ou une intension.
C’est un chien intelligent possédant un vocabulaire très riche permettant de converser avec lui !
Le caractère du Scottish est mis en évidence lorsque le chien est en présence de visiteurs. Contrairement à d’autres chiens, qui montrent à l’égard des étrangers une agressivité difficile à contenir, le Scottish fait preuve d’une grande tolérance, marque de sa bonne éducation.
Il ne se livre pas facilement et n’accorde pas son amitié à n’importe qui. Il n’est pas racoleur et ne quémande pas de caresses d’inconnus. Il reste très méfiant vis à vis de l’intrus.
Il a sa propre interprétation des évènements, lorsqu’on lui donne un ordre qui lui semble peu logique ou peu raisonnable, il mettra plus de temps à obéir, montrant ainsi sa désapprobation. De même, on n’obtiendra pas de grands résultats en le brusquant ou en haussant le ton de manière intempestive. C’est un chien avec qui on raisonne, avec qui on parle.
Il est très réceptif et l’intonation de la voix est très importante. Il sait donc obéir, mais il faut, dans les ordres, savoir y mettre la forme.
L’une de ses grandes qualités est qu’il se montre soucieux de faire plaisir à son maître. Il est à ce point sage qu’il lui arrive de deviner ses pensées. Il aime être récompensé par des mots affectueux, des caresses, voir des friandises.
Il aime être associé aux activités des membres de la maison. Il est aussi très attentif à tous les changements qui se produisent dans son environnement.
L’adaptabilité du Scottish est remarquable. Si la maison est calme, il va dormir. S’il a envie de jouer, il vous provoquera en apportant un de ses objets préférés. Si toutefois on lui fait remarquer que ce n’est pas le moment, il n’insistera pas et retournera à ses occupations avec dignité.
Lorsqu’il vous accompagne en divers lieux, son comportement est celui d’un Gentleman.
Comme il est très indépendant, il restera seul à la maison pendant votre absence et ne commettra aucun méfait.
Il prend la vie comme elle vient, c’est un vrai philosophe.
A tort on le dit entêté et obstiné Il ne faut pas oublier que la fonction première des terriers était de chasser, donc courage, ténacité et même pugnacité étaient les qualités recherchées pour ces races.
Etant devenus, pour la plupart, des chiens de compagnie, il ne faut pas oublier que certains sont des chasseurs émérites, même de très bons broussailleurs de sangliers !

Toilettage

Afin de donner au Scottish Terrier cet aspect caractéristique original et digne qu’on lui connaît, mis à part sa couverture de crin, sa longue robe et sa queue dressée comme un cierge, l’aspect de sa tête si typique, longue et rectangulaire, sa barbe et ses sourcils sont certainement les éléments qui le caractérisent le plus et lui donnent ce look si particulier.

Pour lui conserver cette expression si noble un toilettage méticuleux et sophistiqué s’impose !

Comment procéder au toilettage de la tête

• Pour le toilettage de la tête et de l’avant-main, parties les plus caractéristiques et particulières du Scottish Terrier, utiliser une tondeuse équipée d’une tête de coupe de 2 mm, tondre l’avant du cou à partir de l’implantation de la barbe sous la mâchoire inférieure et descendre jusqu’au bréchet.
• Puis tondre ensuite les côtés du cou en partant de la base extérieure des oreilles et en descendant vers les épaules qui seront plus ou moins dégagées en fonction du gabarit du chien.
Avec le couteau à épiler à denture fine, raccorder les poils longs du cou avec ceux tondus de la poitrine en réalisant un beau dégradé, à parfaire avec les ciseaux effileurs. A l’aide de la même tête de coupe, tondre l’extérieur des oreilles en conservant à leur base un toupet qui sera taillé de façon à mettre en valeur le port d’oreilles, en veillant toutefois à ne pas les faire paraître trop larges.
• Couper ensuite les poils qui subsistent sur le bord des oreilles avec des ciseaux droits afin qu’elles soient nettes et pointues. Pour raccourcir les poils à l’intérieur des oreilles, les plier en deux de façon symétrique et couper tous les poils qui dépassent. Lors de l’épilation du sommet du cou, laisser suffisamment de poils entre les deux oreilles pour les faire paraître plus petites et l’encolure plus longue.
• Epiler le côté des joues. Personnellement, je préfère utiliser les ciseaux effileurs pour obtenir un dégradé harmonieux entre les poils longs de la barbe et les parties tondues du cou, sans toutefois creuser à cet endroit. Tondre le dessus du crâne en partant des sourcils pour s’arrêter au niveau de l’implantation du bord interne des oreilles et conserver touffe et la le toupet entre les deux oreilles.
• Dégager les poils dans le sillon médian, entre les sourcils, jusqu’au stop, soit à la tondeuse, soit avec des ciseaux effileurs. Coiffer les sourcils pour les tailler en triangle. En règle générale, toutes les parties tondues et épilées sont raccordées entre elles sans démarcation.

Trimming de la tête

E Tondre les poils à l’intérieur des lignes de la zone E
A Epiler légèrement à l’aide d’un couteau à dents fines, afin d’obtenir un dégradé entre les poils longs de la barbe et les joues tondues.
B Tondre l’extérieur des oreilles, puis, avec des ciseaux droits, bien dégager le contour des oreilles, pas trop bas côté intérieur car il faut qu’une frange subsiste.
C Epiler légèrement cette partie afin d’harmoniser avec la partie tondue du crâne.
D Laisser les poils au sommet du crâne, entre les oreilles. Les sourcils sont taillés avec des ciseaux droits, plus longs du côté intérieur que du côté extérieur.

La tête

• Comme pour le toilettage de la jupe et du corps du Scottish, commencer par bien débourrer le cou, la barbe et les sourcils afin de bien discerner les contours et établir un plan de travail pour donner la meilleure expression de tête à votre chien.
Comme chaque lignée de chiens a un type de tête différent il faut donc adapter le travail suivant son cas (certains ont la tête plus courte et large, d’autres plus longue et étroite, avec un museau plus fin etc…).
• Dans tous les cas il faut que la tête paraisse la plus longue possible et soit inscrite dans un rectangle, en dégageant la meilleure expression allant avec le reste du corps du chien.

Le cou et le sommet du crâne

• Commencer par l’épilation de dégrossissage du cou en ménageant une descente d’encolure correcte. Epiler d’abord les côtés, puis le sommet du cou et le dessus de la tête.
A vous de juger de la quantité et de la longueur de poils à retirer pour faire paraître les oreilles plus petites ou l’encolure plus longue.
• Avec une bonne tondeuse équipée d’une tête de coupe de 2mm, tondre l’avant du cou, en partant de la base de l’implantation de la barbe sous la mâchoire inférieure, légèrement en retrait des commissures des lèvres, jusqu’au sternum, puis les côtés du cou en partant de l’attache extérieure de l’oreille et en descendant vers les épaules, en les dégageant plus ou moins en fonction du gabarit du chien, en formant un triangle.
• Avec un couteau à épiler à denture fine, raccorder les poils longs du cou avec ceux tondus de la poitrine en réalisant un beau dégradé que vous fignolerez avec des ciseaux effileurs afin qu’il n’y ait pas de démarcation.

Le dessus de la tête

• Tondre le dessus de la tête en partant approximativement au dessus des sourcils, pour vous arrêter à l’aplomb de l’implantation des bords internes des oreilles.
• A contre sens, dégager les poils afin d’obtenir un beau contour des sourcils, sans trop vous approcher des yeux, puis dégager un espace entre ceux ci en descendant jusqu’au stop (sillon médian) et ensuite jusqu’à l’implantation de la truffe (pour que la tonsure ne laisse pas trop voir la peau du museau, se servir d’une tête de coupe de 3 mm ou faire le dégagement avec les ciseaux effileurs).
• Tondre les joues en partant de l’attache des oreilles, en descendant, en vous limitant à la diagonale qui unit l’angle externe de l’œil à la commissure des lèvres.
• Je n’épile pas les poils se trouvant sous l’œil et ceux faisant la liaison avec la barbe car cela est très désagréable pour le chien, par contre je les taille, pour obtenir un dégradé harmonieux, entre les poils longs de la barbe et ceux tondus des joues en faisant attention de ne creuser à cet endroit, pour obtenir une tête bien rectangulaire.

A, parties tondues
B, dégrader aux ciseaux

Les sourcils

• Epiler le sourcil de l’intérieur vers l’extérieur avec un couteau à trimmer à denture moyenne. Avec des ciseaux effileurs dégrader celui-ci pour qu’il se marie bien sans démarcation avec le côté du crâne.
• Avec des ciseaux droits, tailler en diagonale le bord du sourcil, en partant de l’extérieur à sa base pour finir progressivement en pointe vers la truffe (il doit former un triangle rectangle), sa longueur est fonction du gabarit de la tête et de l’expression recherchée, cependant ni trop long ni trop court, 6 à 7 cm environ.
• Le sourcil ne doit pas couvrir l’œil qui doit rester partiellement visible de côté.

La barbe

• La barbe, vue de face doit être parfaitement inscrite dans le rectangle formé par la tête. Quand la barbe est ébouriffée et que celle-ci dépasse les limites du rectangle, il faut la désépaissir soit en l’épilant, soit en la taillant avec des ciseaux. Il en est de même si elle est trop longue.

Les oreilles

• L’oreille est tondue intérieurement et extérieurement (tête de coupe 2mm) A l’intérieur, à la base, conserver une “touffe” que vous égalisez en pliant bien symétriquement l’oreille en deux (dans le sens de la longueur évidemment), et en coupant plus ou moins ce qui dépasse.
• Il ne faut pas que l’oreille soit trop dégarnie car cela laisserait apparaître le conduit de l’oreille qui donnerait l’impression d’être trop grande.
• A la base de l’oreille (bord intérieur côté sommet du crâne), laisser un toupet; le tailler en fonction de la morphologie du crâne, de l’implantation et de la forme de l’oreille, afin de laisser paraître les oreilles plus rapprochées ou plus petites sans toutefois qu’elles soient trop larges.
• Pour l’arrière de l’oreille, sur sa demi-partie extérieure (côté lobe), passer la tondeuse de la base où celle-ci s’insère dans le crâne jusqu’à son extrémité.
•Pour l’autre moitié, ne tondre que la demi-partie supérieure, la demi-partie inférieure non tondue sera taillée avec des ciseaux effileurs afin d’obtenir un dégradé harmonieux entre les poils tondus de l’extrémité de l’oreille et les poils plus longs épilés de la base du crâne et du cou.
•Pour finir, tailler avec des ciseaux droits le bord extérieur et le bord intérieur de l’oreille en prenant soin d’obtenir une oreille bien pointue.

En règle générale toutes les parties tondues et épilées sont raccordées entre elles sans créer de démarcation.
Epiler toujours au maximum avant d’utiliser les ciseaux effileurs pour raccorder les parties où le poil est court et celles où il est long.
Travailler toujours symétriquement.

A, parties tondues
B, dégrader aux ciseaux
C, toupets
D, touffes

Les stripping (épilation)

• Pour conserver au Scottish terrier son aspect si original qui lui confère tant de personnalité, il doit être toiletté tous les deux à trois mois, afin de lui maintenir une bonne qualité de poil de couverture.
Plus l’épilation est fréquente, plus il y a de couches de poils en repousse, ce qui donne à l’ensemble du pelage une grande homogénéité et une bonne qualité.
• Si vous espacez trop les périodes de toilettage, une mise à plat complète sera nécessaire, ce qui ne laissera subsister pratiquement que le sous poil, ce qui n’;est pas très esthétique et donne au manteau une apparence terne et duveteuse. De plus, cela enlève au Scottish sa protection naturelle contre les agressions du froid, du vent et de la pluie.
• En conclusion plus souvent vous épilez votre chien, plus vous obtenez de couches de poils à différents stades de repousse, ce qui donne au manteau une bonne tenue et un aspect régulier et compact.
Une épilation régulière permet au poil de se développer correctement.
Une mise à plat à l’âge de cinq ou six mois conditionne la qualité future de la robe du chien.

Conseils concernant le stripping (préconisés par le club anglais STBEA)

• Conseils concernant l’épilation générale du Scottish Terrier :
• Brosser et peigner soigneusement le chien. Arracher les longs poils morts des pattes, ceux de la partie inférieure du corps au dessous de la ligne M (voir dessin) faire de même pour la queue sans toutefois trop dégarnir le bas.
• Après six semaines, arracher le poil mort au niveau des côtés entre les lignes N et M .
• Trois semaines après cette opération, arracher les poils morts du cou et du sommet du dos. La tête, les oreilles, le devant du cou et la poitrine, à l’avant de la ligne E, peuvent être tondus.
• Il en est de même de l’endroit marqué J sous la queue. Lorsque le poil a suffisamment poussé, suivre les conseils concernant le trimming du chien (épilation de détail) pour mettre en valeur le chien et ses qualités pour les expositions de beauté en particulier.

Conseils concernant le trimming

Le trimming consiste à sculpter le corps du chien afin de lui donner l’aspect le plus harmonieux possible !

E Tondre le poil à l’avant du cou et sur la poitrine, jusqu’à la ligne E Au niveau de la naissance des pattes avant, utiliser le couteau à trimer à denture fine pour faire un dégradé et procéder au raccordement entre les parties tondues et épilées, entre E et H Epiler très ras au couteau entre les lignes F pour obtenir un dégradé entre le cou et l’épaule (couteau à trimer denture fine)
G Epiler au couteau ou à la main la descente du cou et le dessus du dos, en descendant sur les côtes jusqu’à la ligne G pour obtenir une bonne descente d’encolure, une bonne ligne de dos et un arrondi des côtes harmonieux.
H Raccourcir aux ciseaux les poils à l’extérieur des pattes de devant, du coude. Raccourci également les poils à l’intérieur, au niveau du pied, afin de faire paraître les pattes de devant aussi droites que possible, vu de devant ou de côté. Egaliser les poils plus longs à l’arrière de la patte avant, du coude au pied. Bien arrondir le pied.
I Tailler la queue en forme de carotte, bien épaisse à la base. A l’arrière de la queue, le poil doit être court.
J Tondre ou tailler de près la zone J.
K Epiler au couteau ou à la main, avec minutie, le poil qui a été tondu ou taillé, de la ligne K jusqu’à la ligne J, afin de fondre entre eux les poils longs et les poils courts.
L Arracher tous les poils longs au niveau du jarret ainsi qu’au niveau du pied, et dégrader l’arrière des pattes avec les ciseaux effileurs à partir de la dernière articulation.
O Le poil pousse plus vite et plus dense à cet endroit. Epiler au couteau ou à la main afin d’obtenir une bonne ligne de dos. Laisser beaucoup de poil sous le corps et à l’avant des cuisses pour donner une bonne robe.
• La réussite du Trimming repose sur l’habileté du toiletteur à fondre entre elles les parties où les poils sont tondus ou épilés et les parties où les poils sont longs.
• Il faut savoir faire les dégradés, sans ligne de démarcation brutale.

Pour conserver au Scottish cet aspect si orginal qui lui confère tant de personnalité, il doit être toiletté tous les 2 à 3 mois, afin de lui maintenir une bonne qualité de poil de couverture.
Plus l’épilation est faite fréquemment, plus il y a de couches de poils en repousse ce sui donne à l’ensemble du pelage une grande homogénéité et une bonne qualité.

Santé

Adoption

Éleveurs

Status

TITRE I - FORME - DENOMINATION - OBJET - SIEGE - DUREE

• Article 1 - Forme
Il est formé entre amateurs de la race canine SCOTTISH TERRIER, une association déclarée qui sera régie par la loi du 1er juillet 1901 et par les présents statuts.

• Article 2 - Dénomination
Elle prend la dénomination de SCOTTISH TERRIER CLUB DE FRANCE. Elle sollicitera son affi-liation à la Société Centrale Canine reconnue d’utilité publique afin d’être agréée par le Ministère de l’Agriculture pour définir les règles techniques de qualification des animaux du Livre Généalogique de l’espèce canine et assurer la direction de l’élevage du Scottish Terrier en accord avec la Société Centrale Canine.

• Article 3 - Siège, son siège social
Le siège social est fixé au 215, Impasse de Lorelles, le Brusc 83140 SIX FOURS LES PLAGES. il pourra, à tout moment, être transféré à un autre endroit en France par décision du Comité.

• Article 4 - Durée
La durée de l’Association est illimitée.

• Article 5 - Objet et moyens d’action
Le Scottish Terrier Club de France a pour objet d’améliorer la race et d’encourager l’élevage, de contribuer à sa promotion, de développer son utilisation.

TITRE II - MEMBRES DE L’ASSOCIATION

• Article 6 - Admission
L’Association se compose :
• des Membres actifs,
• des Membres bienfaiteurs,
• Des Membres d’Honneur.Pour être membre actif, il faut être majeur, se faire présenter par un Sociétaire et être agréé par le Comité de l’Association qui statue au besoin à bulletin secret et n’est pas tenu de faire connaître les raisons de sa décision.
Pour être membre bienfaiteur, il faut acquitter une cotisation fixée au minimum au double de la cotisation de membre actif. Le titre de membre d’Honneur peut être décerné par le Comité à toute personne ayant rendu des services à l’Association. Un membre d’Honneur peut être consulté mais n’est ni éligible, ni électeur.

• Article 7 - Cotisation
Le montant de la cotisation est fixé annuellement par le Comité, pour les membres actifs et bienfaiteurs. Elle est due pour l’année à courir par tout membre amis à la date du 1er Octobre. Elle est payable dans le courant du premier trimestre de chaque année. A partir du 1er Octobre, les cotisations recueillies lors d’adhésions nouvelles seront comptées pour l’année suivante. Les membres d’Honneur ne sont pas tenus au versement d’une cotisation.

• Article 8 - Démission, exclusion et décès
La qualité de membre de l’Association se perd par la démission signifiée au Président du Club par lettre recommandée avec accusé de réception et acceptée par le Conseil d’Administration, par la radiation, par l’exclusion et par le décès.
Les démissionnaires perdent alors leur qualité de membre de l’Association mais restent tenus au paiement de leur cotisation de l’année en cours et, éventuellement, des années échues.
Le non-paiement de la cotisation annuelle un mois après un avertissement recommandé avec accusé de réception entraînera la radiation de plein droit sans autre formalité. Le Comité a la faculté de prononcer la radiation d’un Sociétaire qui ne respecterait pas les clauses des présents statuts ou qui porterait préjudice par ses actes, paroles ou écrits aux intérêts de l’Association ou qui manquerait à l’obligation de courtoisie et d’entraide qui doit présider aux rapports entre les Sociétaires ou qui ne tiendrait pas compte des recommandations de la Commission d’Elevage et continuerait à produire des sujets dont les défauts héréditaires portent préjudice à l’amélioration de la race. Le Comité doit au préalable demander à l’intéressé de fournir toutes les explications et respecter la procédure définie au Règlement Intérieur de l’Association. En cas de décès d’un Sociétaire, ses héritiers et ayants droits n’acquièrent pas de plein droit la qualité de membre de l’Association. Les membres démissionnaires ou exclus sont tenus au paiement des cotisations de l’année en cours lors de la démission ou de l’exclusion.

TITE III - ADMINISTRATION

• Article 9 - Délégués Régionaux
Le Scottish Terrier Club de France pourra mettre en place des Délégués Régionaux choisis parmi ses membres et chargés de le représenter dans une zone géographique déterminée.

• Article 10 - Comité de direction
L’Association est administrée par un Comité composé de 9 Membres au maximum, élus parmi les membres constituant l’Assemblée Générale, au scrutin secret, à la majorité relative avec un seul tour de scrutin. Avant l’élection, il sera procédé à appel de candidature selon les modalités définies au Réglement Intérieur de l’Association. La durée des fonctions d’un Administrateur est fixée à six ans, chaque année s’entendant d’un intervalle séparant deux assemblées générales ordinaires annuelles. Le Comité se renouvelle tous les trois ans par moitié.
Les Membres sortant sont rééligibles. Les mandats seront renouvelables selon l’ordre alphabétiques des noms des membres du Comité élus lors de l’Assemblée Constitutive de l’Association. Ils conserveront par la suite ce même ordre sans tenir compte du classement alphabétique du nom du titulaire.
Pour être éligible au Comité, il faut être français, majeur, jouir de ses droits civiques et être membre de l’association depuis 3 ans.
Ne sont pas éligibles :
• les personnes achetant habituellement des chiens pour les revendre.
• les personnes produisant plus d’une portée par an et qui ne seraient pas en règle avec l’administration Française.
• Les personnes produisant des chiots non lof. Les fonctions de membre du comité sont gratuites et ne peuvent à quelque titre que ce soit être appointées ou rétribuées par l’Association.

• Article 11 - Faculté pour le Comité de se compléter
Si un siège de membre du Comité devient vacant dans l’intervalle de deux Assemblées Générales Ordinaires annuelles, le Comité pourra pourvoir à son remplacement, s’il ne le fait pas, ses décisions sont cependant valables. S’il procède à une cooptation elle devra être radiée par l’Assemblée Générale suivante. L’administrateur. Nommé en remplacement d’un autre ne demeurera en fonction que pendant le temps restant à courir du mandat de son prédécesseur. La cooptation se déroulera selon la procédure définie au Règlement Intérieur de l’Association. A défaut de ratification de cette cooptation, les délibérations et les actes du Comité resteront cependant valables. aussi que l’interêt de l’Association En cas d’absence d’un administrateur sans excuse jugée valable à 3 réunions consécutives du Comité au cours d’un exercice, l’administrateur à qui toute latitude d’explication doit être donnée peut être exclu du Comité après lettre recommandée adressée par le Président et à charge d’en rendre compte devant l’Assemblée Générale suivante qui statuera définitivement.

• Article 12 - Bureau du Comité
Lors de chacun de ses renouvellements statuaires, le Comité élit parmi ses membres un Président, deux Vice-présidents, un Secrétaire, un Trésorier, ces deux dernières fonctions pouvant être cumulées par la même personne ou comporter des adjoints. Le doyen du Comité assure la présidence pour l’élection du Président.
Les conjoints ou membres d’une même famille en ligne directe ne peuvent ensemble faire partie du Bureau.
Le Président ne peut cumuler son mandat qu’avec 2 autres mandats de Président (associations territoriales, associations de race).

• Article 13 - Réunion et délibérations du Comité
Le Comité se réunit sur convocation de son Président aussi souvent que l’intérêt de l’Association l’exige et au minimum deux fois par an, ou sur demande du tiers de ses membres avec proposition d’un ordre du jour précis. Les dates et deux de convocations devront tenir compte de la disponibilité d’une majorité des membres du Comité. Nul ne peut voter par procuration au sein du comité. Les administrateurs absents peuvent seule-ment donner leur avis par écrit sur les questions portées à l’ordre du jour. Le Président peut autoriser les membres empêchés à voter par correspondance, pour certaines questions dont le libellé est bien défini à l’ordre du jour. Un bulletin de vote nominatif et numéroté sera envoie par le Comité, ce bulletin devra être retourné en lettre recommandée simple ou par fax au Président ou à défaut à l’un des deux vices président. Notification devra en être portée sur le procès verbal. A défaut de la présence d’au moins des deux tiers des membres du Comité, le Président convoque le Comité dans un délai maximum de deux mois. Les décisions prises à l’occasion de cette nouvelle réunion seront prises à la majorité des suffrages exprimés des membres présents. Toute décision est pris à la majorité absolue des suffrages exprimés, la voix du Président étant prépondérante en cas de partage. Les délibération du Comité sont constatées par les procès-verbaux qui sont soumis à l’approbation du Comité ; ils ne peuvent être publiés qu’après approbation.

• Article 14 - Pouvoir du Comité
Le Comité est investi des pouvoirs les plus étendus pour agir au nom de l’Association et faire ou autoriser tous actes et opérations permis à l’Association et qui ne sont pas réservés à l’Assemblée Générale. Il surveille la gestion des membres du Bureau et a toujours le droit de se faire rendre compte de leurs actes. Il peut interdire au Président ou au Trésorier d’accomplir un acte qui entrerait dans leurs attributions statuaires mais dont il contesterait l’opportunité.
Il peut, à la majorité absolue, en cas de faute grave, suspendre provisoirement un ou plusieurs membres du Bureau en attendant la décision de l’Assemblée Générale qui doit en ce cas être convoquée et réunie dans le mois. Il est la juridiction de première instance des décisions disciplinaires pour les infractions aux statuts et réellement commises par ses membres ou pour les infractions commises par les participants aux manifestations organisées par l’association. Ces infractions sont frappées de forclusion si elles n’ont pas fait l’objet d’une plainte dans l’année suivant leur accomplissement. Il autorise le Président et le Trésorier à faire tous achats, aliénations ou locations nécessaires au fonctionnement de l’Association.

• Article 15 - Compétences
Le Président est chargé d’exécuter les décisions du Comité et d’assurer le bon fonctionnement de l’Association qu’il représente en justice et dans tous les actes de la vie civile. En cas de décès, de démission ou d’absence de longue durée, le doyen des Vices-Présidents substitue le Président et devra convoquer dans un délai de un mois un Comité extraordinaire à fin d’élection d’un Président. Le Secrétaire est chargé de tout le travail administratif nécessaire au bon fonctionnement de l’association. Le Trésorier est chargé de tout ce qui concerne la gestion du patrimoine de l’Association. Il effectue tous les paiements et reçoit sous la surveillance du Président toutes sommes dues à l’Association. Il ne peut aliéner les valeurs constituant les fonds de réserve qu’avec l’autorisation du Comité. Il tient une comptabilité régulière de toutes les opérations qu’il effectue et en rend compte au Comité sur toute demande de ce dernier et à l’Assemblée Générale Annuelle qui approuve, s’il y a lieu, sa gestion. Tous les membres du Bureau ayant en leur possession des documents appartenant à l’Association, devront les restituer au siège social dès cessation de leur fonction.

TITRE IV - ASSEMBLEE GENERALE

• Article 16 - Composition et tenue
Les Sociétaires se réunissent en Assemblée Générale qui est qualifiée d’Extraordinaire lorsque ses décisions se rapportent à une modification des statuts et d’Ordinaire dans les autres cas. L’Assemblée Générale se compose des membres actifs et bienfaiteurs de l’Association, à jour de leur cotisation pour l’exercice en cours et inscrits depuis 6 mois au moins avant la date de l’Assemblée Générale. L’Assemblée Générale Ordinaire se réunit une fois par an, dans les six mois suivant la clôture de l’exercice comptable, sur convocation du Président. En outre, l’Assemblée Générale est convoquée extraordinairement soit par le Comité, soit la demande du quart au moins des membres de l’Association quelle que soit la catégorie à laquelle ils appartiennent, cette demande devant comporter une proposition précise de l’ordre du jour.

• Article 17 - Convocation, ordre du jour, votes
Les Convocations sont adressées au moins un mois à l’avance, par voie de bulletin, par email, par lettre, par fax ou par consultation en ligne sur un espace réservé du site du club contenant l’ordre du jour déterminé par le Comité. Chaque Membre de l’Association a droit à une voix. Le vote par procuration n’est pas admis. Le vote par correspondance est autorisé. Chaque Sociétaire doit être mis en mesure de pouvoir. Exercer son droit de vote, soit directement, soit par correspondance.

• Article 18 - Bureau de l’Assemblée Générale
L’Assemblée Générale est présidée par le Président du Comité ou, à défaut, par un Vice Président, ou par un Membre du Comité délégué à cet effet par le Comité. Les fonctions de secrétaire sont remplies par le Secrétaire du Comité ou en son absence par un membre de l’Assemblée Générale désigné par celle-ci. Il est dressé une feuille de présence signée par les Membres de l’Association en entrant en séance et certifiée par le Président et la Secrétaire.

• Article 19 - Assemblée Générale Ordinaire
L’Assemblée Générale Ordinaire entend le rapport du Comité sur sa gestion et sur la situation morale et financière de l’Association. Elle approuve ou redresse les comptes de l’exercice clos, vote le budget de l’exercice suivant, ratifie la nomination des administrateurs nommés provisoirement, délibère sur toutes les questions mises à l’ordre du jour. Les décisions sont prises à la majorité simple des voix des membres présents au moment du vote.

• Article 20 - Assemblée Générale Extraordinaire
L’Assemblée Générale Extraordinaire peut modifier les statuts dans toutes les dispositions. Elle statue sur toutes les questions urgentes qui lui sont soumises. Elle peut notamment décider de la dissolution de l’Association. Pour délibérer valablement, l’Assemblée Générale Extraordinaire est convoquée à nouveau dans les conditions prévues à l’article précédent pour l’Assemblée Générale Ordinaire. Si cette condition n’est pas remplie, l’Assemblée est convoquée à nouveau dans les conditions prévues à l’article précédent pour l’Assemblée Générale Ordinaire. Ses délibérations sont alors valables, quel que soit le nombre des présents.
Les délibérations de l’Assemblée Générale Extraordinaire sont prises à la majorité des deux tiers des voix des membres présents. La dissolution de l’association ne peut être prononcée que par une Assemblée Générale Extraordinaire convoquée à cet effet.

• Article 21 - Procès-verbaux
Les délibérations de l’Assemblée Générale des Sociétaires sont constatées par des procès-verbaux établis sur un registre spécial et signés par le Président de l’Assemblée et le Secrétaire.
Ceux-ci seront publiés dans le bulletin de l’Association. Les copies ou extraits de ces procès-verbaux à produire en Justice ou ailleurs sont signés, par le Président du Comité ou par deux administrateurs.

TITRE V - RESSOURCES DE L’ASSOCIATION

• Article 22 -
Les ressources annuelles de l’Association se composent : des droits d’entrée et des cotisations versées par ses membres, des revenus, des biens ou valeurs qu’elle possède, et, le cas échéant, des subventions qui lui sont accordées et de toutes autres ressources autorisées par les lois et règlements en vigueur.

TITRE VI - DISSOLUTION ET LIQUIDATION

• Article 23 -
En cas de dissolution prononcée par les deux tiers au moins des membres présents à l’Assemblée Générale, l’Assemblée Générale Extraordinaire désigne un ou plusieurs liquidateurs qui jouiront des pouvoirs les plus étendus pour réaliser l’actif et acquitter le passif. Le produit net de la liquidation sera démoli à une association qui sera désignée par l’Assemblée Générale Extraordinaire des Sociétaires.

TITRE VII - DISPOSITIONS GENERALES

• Article 24 -
Toutes discussions politiques ou religieuses sont interdites dans les réunions de L’Association ou du Comité. L’Association s’interdit formellement d’acheter ou de vendre des chiens pour son propre compte ou encore de faire acte même occasionnellement d’intermédiaire moyennant taxes ou courtages à l’occasion de transactions entre éleveurs et acquéreurs de chiens. L’Association peut seulement communiquer les offres et demandes qui lui sont adressées. Le Comité devra élaborer un Règlement Intérieur complétant les dispositions des présents statuts. Des Commissions spéciales pourront être mises en place par le Comité selon les modalités définies par le Règlement Intérieur de l’Association.

TITRE VIII - FORMALITES

• Article 25 - Déclaration et publication
Le Comité remplira les formalités de déclaration et de publication prescrites par la loi. Tous pouvoirs sont conférés à cet effet au porteur d’un Original des présentes.

Contact

Président : Henri BASTIEN
04 94 34 07 46

henri.bastien2@orange.fr
Trésorière : Géraldine RIVET
04 76 98 10 70

alexandremateo@aol.com